Amis Terriens, bonjour !
Dites-moi, vous attendez toujours que votre voiture tombe en panne pour vérifier le niveau d’huile ?
Non ? Bon. Alors pourquoi est-ce qu’on attend si souvent que notre corps nous lâche pour commencer à s’en occuper ?
On dort mal, on mange sur le pouce, on court partout, on ignore notre fatigue, on serre les dents… Et quand notre organisme finit par protester, on s’étonne.
« Mais pourtant, tout allait bien ! »
Ah oui ? Vous êtes sûrs ?
Aujourd’hui, on va parler de santé au naturel. Un sujet qui nous tient particulièrement à cœur chez Le Clic Vert.
Mais avant de sortir les tisanes, les plantes médicinales et les conseils de grand-mère, mettons les choses au clair.
Non, nous n’allons pas vous conseiller de soigner une pneumonie avec trois gouttes d’huile essentielle et une pensée positive.
On va plutôt parler de prévention, de bon sens, de connaissance de soi et de ces petites habitudes qui peuvent faire une vraie différence sur notre santé.
Parce que prendre soin de soi, ça s’apprend. Et ça commence bien avant d’être malade.
1. La santé au naturel, c’est quoi exactement ?
Quand on parle de santé au naturel, certains imaginent immédiatement une personne pieds nus dans son jardin, une infusion d’ortie à la main, qui refuse catégoriquement de mettre les pieds chez le médecin.
Alors déjà, j’adore les jardins. Et les tisanes aussi.
Mais la santé au naturel, ce n’est pas être contre la médecine. C’est apprendre à prendre soin de sa santé au quotidien, en privilégiant notamment la prévention.
C’est s’intéresser à ce qui nous maintient en bonne santé, plutôt que de se préoccuper uniquement de ce qui nous rend malades.
Et les fondamentaux, vous les connaissez probablement déjà :
- L’alimentation : comprendre ce que l’on mange et comment nos habitudes alimentaires influencent notre santé.
- Le sommeil : respecter nos besoins de récupération plutôt que considérer dormir comme une perte de temps.
- Le mouvement : bouger régulièrement, sans forcément transformer son salon en salle de CrossFit.
- La gestion du stress : apprendre à reconnaître les situations qui nous épuisent et trouver des moyens de mieux les traverser.
- Notre environnement : nous intéresser à l’air que nous respirons, aux produits que nous utilisons et aux substances auxquelles nous sommes exposés.
- Les plantes et les remèdes traditionnels : découvrir leurs usages, leurs propriétés étudiées, mais aussi leurs limites et leurs contre-indications.
Rien de particulièrement extravagant, vous en conviendrez.
Et pourtant, entre connaître ces principes et les appliquer dans une vie où l’on manque déjà de temps pour plier une machine de linge, il y a parfois un petit fossé.
C’est justement pour ça qu’on est là : pour comprendre, apprendre et remettre ces sujets au cœur de notre quotidien.
2. La santé des Français : quelques chiffres qui méritent notre attention
Parce que tout ça serait moins préoccupant si nous étions collectivement en pleine forme.
Mais les chiffres racontent une autre histoire.
Selon la Haute Autorité de santé, près de 25 millions de personnes en France étaient concernées par une pathologie ou un traitement chronique en 2023.
Vingt-cinq millions.
Évidemment, toutes ces maladies ne sont pas évitables et certaines sont liées à des facteurs génétiques, à l’âge ou à d’autres causes sur lesquelles nous n’avons que peu de prise.
Mais un certain nombre de maladies chroniques sont aussi influencées par des facteurs sur lesquels la prévention peut agir.
Prenons le diabète.
Selon Santé publique France, plus de 3,8 millions de personnes étaient traitées par médicaments pour un diabète en France en 2023, soit 5,6 % de la population. Et sa fréquence continue de progresser.
Du côté de la santé mentale, le constat n’est pas franchement plus réjouissant.
En 2024, 15,6 % des adultes de 18 à 79 ans ont vécu un épisode dépressif caractérisé au cours des douze derniers mois, selon Santé publique France.
Cela représente environ un adulte sur six.
Et parmi les personnes concernées, plus de la moitié n’ont pas consulté de professionnel de santé.
Ça vous inquiète ? Nous aussi.
Attention, ces chiffres ne veulent pas dire que notre santé se dégrade sur tous les plans. Nous vivons aussi plus longtemps qu’autrefois, et la médecine a réalisé des progrès considérables.
Mais ils montrent que les maladies chroniques et la santé mentale représentent des enjeux majeurs.
Et ils soulèvent une question :
Et si on accordait autant d’importance à préserver notre santé qu’à essayer de la retrouver lorsqu’elle se détériore ?
Je précise tout de suite une chose : il ne s’agit pas de prétendre qu’une bonne alimentation ou quelques balades en forêt peuvent empêcher toutes les maladies.
Ce serait faux. Et franchement injuste pour les personnes malades.
En revanche, nous savons que certains comportements protecteurs peuvent réduire des risques et améliorer notre qualité de vie.
Alors pourquoi s’en priver ?
3. La prévention : notre meilleure alliée
C’est probablement ce qui nous intéresse le plus dans la santé au naturel.
Apprendre à prendre soin de son corps avant qu’il ne soit en difficulté.
Pas pour vivre jusqu’à 147 ans en ne mangeant que des graines germées.
Mais pour mettre davantage de chances de notre côté.
L’Organisation mondiale de la santé rappelle, par exemple, qu’une activité physique régulière contribue à prévenir ou à mieux gérer plusieurs maladies chroniques, notamment les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2.
Elle recommande aux adultes, en règle générale, entre 150 et 300 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine.
Et non, personne n’a dit qu’il fallait absolument courir un marathon.
Marcher, jardiner, danser dans sa cuisine, faire du vélo… Tout cela compte.
La prévention, c’est aussi mieux manger, protéger son sommeil, limiter l’alcool, éviter le tabac, prendre soin de sa santé mentale et respecter les recommandations de vaccination et de dépistage.
Oui, les vaccins et les dépistages font aussi partie de la prévention.
Je préfère le préciser, parce qu’on trouve parfois des définitions très originales du mot « naturel » sur Internet.
Pour nous, la santé au naturel vient compléter une démarche de santé fondée sur les connaissances médicales. Elle ne cherche pas à la remplacer.
Et c’est ce qui la rend intéressante : on peut reprendre une part active dans sa santé, avec des gestes accessibles, tout en bénéficiant des avancées de la médecine.
4. Et les plantes dans tout ça ? On peut aussi apprendre à se soigner
Bien sûr !
Les plantes médicinales occupent une place importante dans l’histoire des soins. Et certaines possèdent des substances actives dont les effets sont étudiés et parfois reconnus.
La phytothérapie, c’est justement l’utilisation des plantes à des fins thérapeutiques.
Dans certaines situations bénignes, et avec les précautions adaptées, les préparations à base de plantes peuvent avoir leur place.
Un petit inconfort digestif ? Une irritation légère ? Un besoin ponctuel de détente ?
Il peut être intéressant de découvrir les plantes traditionnellement utilisées pour ces situations, de regarder ce que les études scientifiques en disent et de demander conseil à un professionnel de santé.
On peut apprendre à constituer une petite trousse de soins pour la bobologie du quotidien, à identifier certaines plantes, à comprendre leurs modes d’utilisation et à reconnaître les situations où elles ne sont pas adaptées.
Mais il y a une règle non négociable.
Naturel ne veut pas dire sans danger.
Je vais même vous confier un scoop : les plantes contiennent des substances chimiques.
Oui, oui. Comme absolument tout ce qui nous entoure.
Et certaines de ces substances peuvent avoir des effets puissants sur l’organisme.
Des plantes peuvent provoquer des réactions indésirables, présenter des contre-indications ou interagir avec des médicaments.
Certaines ne conviennent pas aux enfants, aux femmes enceintes ou allaitantes, ni aux personnes souffrant de certaines pathologies.
L’Anses recommande d’ailleurs de vérifier auprès d’un professionnel de santé la compatibilité des compléments alimentaires à base de plantes avec son état de santé et ses traitements.
Alors, avant de vous préparer une potion censée résoudre tous vos problèmes, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.
Et surtout, on ne remplace jamais un traitement prescrit par une plante de sa propre initiative.
La nature est formidable. Ce n’est pas une raison pour lui attribuer un diplôme de médecine.
5. Apprendre à écouter son corps (sans devenir son propre médecin)
Voilà un autre aspect de la santé au naturel qui me paraît essentiel : réapprendre à se connaître.
Parce qu’à force de vivre à cent à l’heure, on finit parfois par considérer les signaux de notre corps comme de simples désagréments.
On est fatigué ? Un café.
On est stressé ? On serre les dents.
On dort mal ? On fait avec.
On a besoin de repos ? Pas le temps.
Et on recommence le lendemain.
S’intéresser à sa santé, c’est aussi observer ses habitudes, identifier ce qui nous fait du bien, ce qui nous fatigue et ce qui mérite notre attention.
C’est comprendre qu’un mauvais sommeil répété n’est pas forcément une fatalité. Que le stress peut avoir des répercussions physiques. Que nos habitudes alimentaires peuvent influencer notre digestion et notre énergie.
Et surtout, que nous ne fonctionnons pas tous exactement de la même manière.
Une routine qui convient parfaitement à votre voisine peut ne pas vous convenir.
Vous aimez courir le matin ? Formidable. Moi, avant mon café, j’ai déjà du mal à supporter une conversation.
Nos besoins, nos préférences, notre âge, notre état de santé et notre environnement sont différents.
Cela ne signifie pas que les connaissances scientifiques sont facultatives ou que chacun possède sa petite vérité biologique.
Cela signifie qu’il faut apprendre à adapter les recommandations à sa situation.
Et écouter son corps ne veut pas dire interpréter chaque sensation grâce à une vidéo Instagram.
Quand un symptôme persiste, s’aggrave, revient régulièrement ou vous inquiète, on consulte.
L’autonomie, c’est aussi savoir quand demander de l’aide.
6. Ici, pas de gourous, pas de vérités révélées
Je vais être très claire sur ce point.
Chez Le Clic Vert, on n’a pas la science infuse.
On n’est ni médecins, ni guérisseurs, ni gourous autoproclamés capables de rééquilibrer vos énergies quantiques avec une infusion à 29,90 €.
On est des personnes curieuses qui s’informent, apprennent, expérimentent dans leur quotidien et ont envie de partager leurs découvertes.
Vous trouverez donc ici des informations sur la prévention, les plantes, l’alimentation, le bien-être, les habitudes de vie et la santé au naturel.
Mais vous trouverez aussi nos interrogations, nos prises de position et parfois nos désaccords avec certaines pratiques ou certains discours.
Parce que oui, on a le droit d’avoir un avis et de le partager.
À condition de distinguer cet avis de ce qui est scientifiquement établi.
Et surtout, on revendique le droit de changer d’avis.
Si de nouvelles études remettent en question une information que nous avons partagée, on en tient compte. Si un conseil mérite d’être nuancé, on le nuance.
Ce n’est pas de l’incohérence. C’est de la rigueur.
Votre meilleur outil ? Votre esprit critique.
Sur Internet, les conseils santé poussent presque aussi vite que les mauvaises herbes dans mon jardin.
Un jour, il faut absolument boire de l’eau citronnée à jeun.
Le lendemain, on vous explique que votre microbiote est responsable de tous vos problèmes.
Le surlendemain, quelqu’un vous vend une cure détox pour éliminer des toxines qu’il serait bien incapable de nommer.
Et évidemment, tout est « prouvé scientifiquement ».
Sauf qu’une affirmation répétée mille fois ne devient pas une preuve.
Alors, prenez l’habitude de vous poser quelques questions.
Qui me donne cette information ? Sur quelles études repose-t-elle ? Est-ce qu’on me promet des résultats miraculeux ? Est-ce qu’on essaie de me vendre quelque chose ? Existe-t-il des risques ou des contre-indications ?
Et surtout : est-ce qu’il s’agit d’un fait démontré, d’une hypothèse, d’un usage traditionnel ou simplement d’une expérience personnelle ?
Il n’y a pas de vérité absolue gravée dans le marbre sur tous les sujets de santé. Mais il existe des connaissances solides, des degrés de preuve et des consensus scientifiques.
Tout ne se vaut donc pas.
L’esprit critique, ce n’est pas rejeter systématiquement la médecine, les laboratoires ou les recommandations officielles.
C’est apprendre à examiner les informations avec la même exigence, quelle que soit leur origine.
Même quand elles viennent de nous.
7. Les tips de Béa : revenons aux bases !
Vous savez ce qui est amusant avec la prévention ?
C’est que beaucoup de conseils vont probablement vous donner envie de répondre :
« Merci Béa, mais je le savais déjà ! »
Et vous aurez raison.
Manger varié. Dormir suffisamment. Bouger. Boire de l’eau. Prendre l’air. Se reposer.
Franchement, on ne vient pas de découvrir une nouvelle planète.
Mais savoir quelque chose et en faire une habitude, ce sont deux choses très différentes.
Et c’est précisément pour ça que les piqûres de rappel sont importantes.
Alors voici quelques pistes toutes simples pour commencer.
1. Observez votre sommeil.
À quelle heure vous couchez-vous ? Vous réveillez-vous reposé ? Est-ce que vous passez votre dernière heure de la journée à faire défiler des vidéos sur votre téléphone ?
Pas besoin d’acheter un bracelet connecté à 400 euros pour commencer à se poser ces questions.
2. Remettez du mouvement dans vos journées.
Si vous travaillez assis, essayez de vous lever régulièrement, de marcher davantage ou de prendre les escaliers lorsque c’est possible.
Dix minutes de marche, c’est toujours mieux que dix minutes de marche que l’on ne fait pas.
3. Regardez un peu plus attentivement votre assiette.
Pas pour compter chaque calorie ou vous interdire le moindre carré de chocolat.
Mais pour diversifier votre alimentation, découvrir de nouveaux produits et comprendre ce que vous mangez.
4. Intéressez-vous aux plantes, sans jouer aux apprentis sorciers.
Choisissez une plante qui vous intrigue, renseignez-vous sur ses usages, les données scientifiques disponibles et ses précautions d’emploi.
Et avant toute utilisation à visée thérapeutique, demandez conseil à un professionnel de santé.
5. Faites le point sur votre prévention médicale.
Vaccinations, dépistages recommandés, suivi médical ou dentaire : ce sont aussi des gestes essentiels pour prendre soin de soi.
6. Et surtout, choisissez une seule habitude à améliorer.
Pas quinze.
Une seule, que vous pourrez réellement tenir dans votre quotidien.
Parce qu’on ne construit pas une bonne santé en s’imposant une nouvelle liste d’obligations impossible à respecter.
Prendre soin de soi, ça commence aujourd’hui
Vous l’aurez compris, notre vision de la santé au naturel n’a rien d’une croisade contre les médicaments ou la médecine moderne.
Au contraire.
Nous pensons simplement qu’il est essentiel de mieux connaître notre corps, de comprendre nos habitudes et de prendre une place plus active dans notre santé.
D’apprendre les bases. De découvrir les plantes et leurs usages lorsqu’ils sont pertinents. De s’informer sur ce qui peut contribuer à notre bien-être.
Et de garder notre esprit critique bien réveillé.
Est-ce que cela nous empêchera de tomber malades ? Non.
Est-ce que nous appliquerons tous ces principes parfaitement chaque jour ? Certainement pas.
Moi aussi, il m’arrive de manquer de sommeil, de courir après le temps et de préférer un bon biscuit à une séance de yoga.
Mais si nous pouvons apprendre à mieux nous préserver, à reconnaître certains signaux et à faire des choix plus éclairés, alors ça vaut la peine de s’y intéresser.
Pas besoin de devenir expert en phytothérapie avant jeudi. On commence par comprendre, puis on avance à son rythme.
Et pour une fois, la santé n’attendra peut-être pas que nous soyons malades pour devenir une priorité.





